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Pionnier dans l’océanographie autant que dans la protection de l’environnement, Jacques Piccard devient l’homme le plus profond du monde en touchant le fond de la Fosse des Mariannes à – 10’916 mètres. Après avoir dirigé la construction du Bathyscaphe Trieste, il poursuit l’œuvre de son père en construisant quatre Mésoscaphes, des submersibles pour moyennes profondeurs, dont le premier sous-marin touristique. Lors d’une plongée dérive d’un mois sur 3000 km, il explore le Gulf Stream, courant marin fondamental pour l’équilibre climatique de l’hémisphère nord. Il compte parmi les précurseurs de l’écologie qui ont attiré l’attention de la communauté internationale sur les problèmes de pollution et d’épuisement des ressources naturelles.

Jacques Piccard, né le 28 juillet 1922 à Bruxelles, effectue des études de sciences économiques. Par ses contacts avec le monde des affaires, il permet à son père de trouver le financement pour son second bathyscaphe. Jacques change alors de voie et collabore avec son père pour construire ce qui deviendra le Trieste. Il effectue plusieurs records de plongée avec Auguste avant de devenir lui-même l’homme le plus profond du monde en atteignant avec l’Américain Don Walsh - 10’916 mètres dans la fosse des Mariannes, le point le plus profond des océans. Bien plus qu’une première historique, il s’agit d’une étape majeure pour la protection de l’environnement : en mettant en évidence des preuves de vie là où personne n’en attendait, cette plongée a poussé les gouvernements à abandonner l’idée d’entreposer les déchets toxiques dans les fosses marines. Le Trieste est exposé au Navy Yard, le musée de la marine américaine à Washington.

© Archives Piccard
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Le 23 janvier 1960, le Bathyscaphe Trieste se posait sur le fond de la Fosse des Mariannes, à 10’916m sous la surface du Pacifique. Un rêve millénaire se réalisait. La conquête définitive des grandes profondeurs mettait toute la mer, ses richesses et ses mystères, à la portée de l’humanité. De même que le ballon stratosphérique du Professeur Auguste Piccard avait ouvert la voie à la navigation à haute altitude et à l’exploration du cosmos, de même le Bathyscaphe qu’il avait inventé et réalisé avec son fils Jacques ouvrait la voie à la navigation sous-marine profonde.

Après le décès de son père, Jacques poursuit l’œuvre familiale et lui donne une dimension écologique en adéquation avec son temps. En 1968 déjà, lorsque rares étaient ceux qui se préoccupaient de la pollution, il crée la Fondation pour l’Etude et la Protection de la Mer et des Lacs. Mais pour lui, la meilleure façon d’étudier la nature est de s’y immerger. Il construit donc quatre Mésoscaphes, des submersibles pour moyennes profondeurs aux noms de code PX pour Piccard Expérimental. Il décède le 1er novembre 2008, à l’âge de 86 ans, sur les rives du Lac Léman qu’il aimait tant.

© Life © Archives Piccard

La population ne perçoit pas encore l’importance et la gravité du problème de la pollution

Jacques Piccard - 1972

© Archives Piccard

« Tout dans le bathyscaphe me semblait bouleversant. C’était la créature d’un team miniature, celui d’un père et de son fils. Le père physicien-ingénieur-aéronaute avait fait le «projet» comme nous disons aux États-Unis. Le fils l’avait réalisé matériellement. Ensemble, ils étaient descendus à 1000, puis 3000 mètres en Méditerranée. Puis, retiré dans sa propriété de Chexbres, sur les côtes dominant le Léman, le père avait repris sa règle à calcul et préparait de nouvelles créations sous-marines. Sous sa direction lointaine, le fils continuait la mise au point et le développement du Trieste. »

Robert Dietz

« Décidément », Jacques était un anachronisme : pas de secrétaire, pas d’assistant, pratiquement pas de laboratoire, ni de ressources financières, et pourtant à la tête du progrès ; je dirais même que dans son domaine, il avait au moins 10 ans d’avance sur les grandes marines traditionnelles. Avec sa méthode personnelle, un travail acharné 16 heures par jour au minimum, une très grande précision dans tous ses ordres, il était arrivé à pénétrer dans un monde nouveau, ce monde sous-marin où la précision scientifique est de rigueur si l’on veut en remonter. Dans sa brève description du bathyscaphe à la National Science Foundation, Jacques avait écrit: «Il faut se rappeler que le bathyscaphe est le seul moyen permettant à l’homme de pénétrer à grande profondeur.» Et c’était vrai; dans leur simplicité dénuée de toute phraséologie ces quelques mots ouvraient un monde nouveau. Depuis la guerre, les deux plus puissantes nations du monde dépensaient des milliards pour la conquête de l’espace. Et deux terriens suisses, avec quelques billets trouvés auprès de quelques mécènes, mais surtout avec leurs règles de calculs et leur volonté de fer, avaient ouvert la voie des grandes profondeurs de la mer. Jacques Piccard, capitaine Nemo des temps modernes, m’avait acquis à sa cause. »

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« Il y avait quelque chose de réconfortant et de troublant tout à la fois, de voir ces deux hommes posséder, développer, utiliser à eux seuls un extraordinaire sous-marin qui était déjà descendu 30 fois plus profond qu’un sous-marin classique ! Généralement ce genre de travail de titan est réservé à des marines, des gouvernements qui travaillent en grand, disposent de moyens pratiquement illimités, qui ont des armées de fonctionnaires différents et même des cerveaux électroniques pour les aider. »

Robert Dietz

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PX 8 « Auguste Piccard »

- Le PX 8 « Auguste Piccard », premier sous-marin touristique au monde, qui emmène 33’000 passagers sous les eaux du Lac Léman lors de l’Exposition nationale suisse de 1964, afin de sensibiliser le public à la pollution des lacs. Ce mésoscaphe sera ensuite racheté par Norton Maritimes Inc. qui l’exploitera 20 ans pour de la prospection off shore dans le Pacifique et l’Atlantique. Sa coque est exposée au Musée des Transports de Lucerne, en Suisse

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PX 15 « Ben Franklin »

- le PX 15 « Ben Franklin », dans lequel il explore le Gulf Stream en 1969, à l’occasion d’une plongée-dérive d’un mois sur 3’000 km avec 5 autres scientifiques de l’US Navy et de la NASA. Des centaines de milliers de mesures physiques, chimiques et biologiques ont été récoltées pour mieux comprendre ce courant marin si important pour l’équilibre climatique de l’hémisphère nord. Ce sous-marin est exposé au Musée Maritime de Vancouver, au Canada.

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PX 28 « F.-A. Forel »

- le PX 28 « F.-A. Forel », un petit sous-marin de poche, facilement transportable, avec lequel il effectue plus de 2000 plongées scientifiques et didactiques dans les lacs européens et en Méditerranée, entre 1979 et 2005.

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PX 44

- le PX-44, un prototype de sous-marin touristique de nouvelle génération, qui aurait pu être construit en série.



Jacques a comme son père un esprit des plus créatifs. En plus de ses réalisations concrètes, il a dessiné les plans de plusieurs dizaines de submersibles scientifiques et industriels, qui n’ont malheureusement jamais pu voir le jour, faute de financement. Les pionniers sont toujours en avance sur leur temps…

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Film Plans-Fixes « Jacques Piccard, océanographe », no 1153, réalisé le 8 novembre 1997. Interlocuteur : Jean-Philippe Rapp. Si vous souhaitez obtenir le film, le DVD est à commander directement sur le site de l’Association Films Plans-Fixes : http://www.plansfixes.ch/films/1153/

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« Je descendis avec Jacques dans la cabine du Trieste. J’eus l’impression de me trouver à l’intérieur d’une montre suisse géante. Les parois étaient tapissées d’instruments : voltmètres, ampèremètres, chronomètres, thermomètres, bonbonnes, interrupteurs, résistances, câbles électriques — le tout installé dans un ordre méticuleux — représentaient bel et bien le cœur du Trieste. C’était un petit laboratoire océanographique, une véritable plate-forme d’observation. Ce qui me frappa d’abord, ce fut l’impression de mystère qui se dégageait de ces instruments. Je compris vite pourquoi?: Jacques et son père avaient fait toute l’installation; eux seuls en connaissaient -- mais en connaissaient par cœur --- tout le fonctionnement; il n’y avait aucune inscription, aucune «Check-list», aucune indication; dans l’obscurité de la nuit abyssale, inventeurs, constructeurs, pilotes, devaient pouvoir à coup sur faire fonctionner ce monstre bizarre du seul bout de leurs doigts. »

Robert Dietz

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Anecdotes & questions
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mésoscaphe auguste piccard

PX-8 AUGUSTE PICCARD (1964-1984)

1er sous-marin touristique du monde Profondeur utile : 350 m (avec coefficient de sécurité x 2) Commanditaire : Confédération Helvétique pour l’Expo 64 à Lausanne, sur proposition de Jacques Piccard en 1961.


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Anecdotes sur
le mésoscaphe auguste piccard
En souvenir d’Auguste

Le nom de mésoscaphe vient du grec – mesos – milieu et – scaphos – navire. Jacques le baptise Auguste-Piccard, en souvenir de son père, décédé en 1962, qui avait déjà imaginé la conception de ce submersible lors de ses premières plongées avec le bathyscaphe trieste.

Pas sérieux

Alors que Jacques Piccard recherchait un financement auprès d’une grande fondation américaine pour construire un mésoscaphe pour un demi-million de dollars, il s’entend répondre : « Vous ne pouvez pas construire un tel appareil pour une somme aussi ridiculement petite. Il vous faut au moins cinq millions de dollars. ne demandez pas un demi-million. cela ne fait pas sérieux et vous n’obtiendrez rien du tout. »

Emotions à bord

L’ambiance était extraordinaire. L’équipage était très soudé et il y avait de tout parmi les passagers, des enthousiastes, des peureux, des grincheux… mais tous étaient excités à l’idée de vivre leur premier baptême de plongée. Madeleine, jeune hôtesse tout de bleu vêtue, aimait faire des blagues aux passagers. en été, quand il faisait vite chaud, de la condensation se produisait et des gouttes tombaient pendant la phase de descente. Assise à l’avant vers l’équipage, elle faisait alors exprès de laisser le micro ouvert et disait au pilote: «regarde, nous avons à nouveau des fuites…» c’était le tohu-bohu à bord ! Quelques phrases lui suffisaient pour vite rassurer les passagers !

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bathyscaphe trieste

Bathyscaphe TRIESTE (1952-1963)
Sous-marin d’exploration et de recherche
Profondeur utile de plongée : -11’000m (coefficient x 2)
Commanditaire : Ville de Trieste, sur proposition de Jacques
Piccard. Achat en 1958 par la Marine américaine.


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Anecdotes sur
le bathyscaphe trieste
Trieste, centre de culture scientifique

Alors qu’il se rend en Italie pour préparer sa thèse sur les possibilités économiques de ce qu’on appelle « le territoire libre de trieste », Jacques Piccard fait la connaissance du professeur diego de Henriquez, qui lui fait découvrir les facettes de la région. Le professeur rêve de faire de la ville un centre de culture internationale et scientifique et propose à Jacques de venir s’y établir pour construire le nouveau bathyscaphe. La décision est vite prise. en cet honneur, le submersible prend le nom de trieste.

Témoin

En parodiant le successeur de Mahomet qui s’était arrêté devant l’océan en brandissant son cimeterre en s’écriant : « Allah m’est témoin que seule la mer m’empêche de poursuivre ma route », Auguste Piccard mentionne : « J’aurais, à mon tour, pu tirer ma règle à calcul et m’écrier : Neptune m’est témoin que seule la terre m’empêche d’ouvrir de plus profonds océans à l’exploration scientifique. »

Protection divine

N’ayant jamais compris la relation qui existe entre les débris de verre d’une bouteille de champagne et un navire auquel on souhaite un heureux avenir, Auguste échangea le baptême au champagne par une aspersion à l’eau bénite, préférant confier le sous-marin sous la protection divine « sans laquelle toute œuvre humaine reste vaine ».

De la vie dans les ténèbres

Alors que le trieste touche le fond de la Fosse des Mariannes, Jacques observe un poisson plat, preuve absolue de la vie dans les ténèbres. Il le dédie à son père : « A Auguste Piccard, inventeur et professeur d’absolu… A ce personnage, qui incarne la passion et la raison entrelacées. A ce modèle d’humanité, mi-oiseau, mi-poisson et plus homme que les autres hommes, professeur de rêve… » Plus prosaïquement, l’observation de ce poisson et d’une petite crevette au plus profond dissuade alors les Américains d’immerger leurs déchets nucléaires dans les fosses abyssales…

Dans les profondeurs des entrepôts de la Marine

La plongée du trieste est filmée par la Marine américaine. Malheureusement, les bobines sont classées top Secret défense. Lorsque Jacques Piccard tente de retrouver le film, il est conduit dans un immense entrepôt appartenant à l’armée. « Vos bobines sont là, on les retrouvera un jour mais on ne sait pas quand ! » en 2010, année du 50e anniversaire de la plongée, les bobines n’ont pas encore été découvertes…Le seront-elles un jour ?

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QuestIons sur
le bathyscaphe trieste

Au ProF. Jacques PIccArd

  • Comment se sont passées les premières plongées en Italie ?
  • Pourquoi les Américains se sont-ils intéressés au trieste ?
  • Comment était l’intérieur de la cabine ?
  • Avez-vous découvert des monstres au fond de la fosse des Mariannes ?
  • Quelles expériences avez-vous menées à bord ?
  • Avez-vous réalisé un exploit en plongeant à
    11 000 m ?
  • Comment la surface a-t-elle réagi lorsque vous étiez au plus profond ?
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mésoscaphe ben Franklin

Sous-marin d’exploration et de recherche
Profondeur utile : 600 m ( avec coefficient de sécurité x 2 )
Commanditaire : Grumman Aircraft Engineering Corporation,
dans le cadre du projet NEEMO
( NASA Extreme Environment Mission Operations )


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Anecdotes sur
le mésoscaphe ben-Franklin
Noms à foison

Nommé PX-15, à sa conception, le sous-marin fait l’objet de nombreuses suggestions quant à son nom. Parmi celles-ci, on retrouve Argonaut, Atlantis, Sea Search, Sea Horse, Sea Master, Sea Queen, Grummer, Mer Voyager, Grummarine, Aquatief, Exploranaut, Grummanaut, Gulf Stream conquest, Gulf Quest, Poseidon, Ulysses, Odyssey. Il est finalement baptisé Ben-Franklin.
On connaît bien Benjamin Franklin comme homme d’état, diplomate, soldat, scientifique, inventeur, philosophe et patriote. Mais Benjamin Franklin était également un grand océanographe. Il mit en évidence l’existence du Gulf Stream, en 1769, soit deux siècles exactement avant la mise à l’eau du sous-marin.

Ambiance à bord

Le 1er août, Erwin Aebersold et Jacques Piccard, fidèles à la tradition du feu de la fête nationale, craquent une allumette. Sur le livre de bord, l’immuable tradition sera camouflée sous cette formule : « Les Suisses font quelques essais pyrotechniques !»
Pour rompre le calme de la salle de lecture, Chet May propose une partie de poker. «du poker comme au cinéma dans les westerns avec les jetons, les dollars dans une boîte et la mine renfrognée et impénétrable des mecs…», raconte Erwin Aebersold dans son journal de bord.

Question de culture

Lorsque les ingénieurs américains viennent suivre la fabrication du sous-marin dans l’usine Giovanola à Monthey, les pratiques suisses choquent les Américains. Ils envoient des messages alarmants à la société mère: «c’est l’homme qui nettoie le soir qui est chargé de faire les schémas électriques ! » Piccard rectifie : «ce n’est pas l’homme qui nettoie qui fait les schémas électriques, mais bien l’électricien qui le soir collabore à la propreté générale des locaux, nécessaire à la bonne marche du projet. »

Un courant très secret

Jacques Piccard explique à Bertrand, alors âgé de 8 ans, où se situe le Gulf Stream. tout à coup Bertrand, perplexe, demande à son père : «dis Papa, et si mes camarades me demandent où passe le Gulf Stream, je peux le leur dire ? Ce n’est pas un secret à toi ? »

Bateau de transport avec accessoires

On pourrait imaginer que faire passer la douane de Suisse en Allemagne à un sous-marin poserait quelques problèmes ! Mais non, la déclaration de douane pour l’exportation mentionne : « 1 mésoscaphe PX 15, bateau de transport pour personnes à moteurs avec accessoires. »

« Best sleep in the deep »

Lorsque le Dr Robert Ballard (futur découvreur de l’épave du titanic) effectue sa première plongée profonde à bord du Ben-Franklin, il apprécie en particulier le confort des couchettes et les qualifie de «best sleep in the deep», car usuellement celles des sous-marins sont étroites et imbibées par les gouttes de condensation… Jacques Piccard avait personnellement veillé à ce détail au grand dam des Américains (et aussi en raison de sa grande taille !). Au vu de la durée de la mission, il lui semblait essentiel que l’équipage puisse prendre du repos et il détestait le système des « couchettes chaudes » en usage alors dans les sous-marins de guerre (une couchette utilisée successivement par plusieurs personnes).

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QuestIons sur
le mésoscaphe ben-Franklin


  • Lorsque vous êtes arrivés aux USA, vous a-t-on demandé de présenter vos diplômes ?
  • Quelles étaient les caractéristiques du
    Ben-Franklin ?
  • Quels ont été les résultats scientifiques de l’expédition dans le Gulf Stream ?
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Le Musée du Léman est dépositaire des archives de la famille Piccard, le FONDS AUGUSTE ET JACQUES PICCARD, ET D’UNE COLLECTION BERTRAND PICCARD. Son exposition permanente permet de suivre ces 3 générations à travers leurs inventions et leurs exploits

www.museeduleman.ch

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